
Les journaux télévisés qui puent la propagande sécuritaire, les séries glorifient la police, les reportages stigmatisent les grévistes, les femmes jouent le rôle de potiches, les journalistes mèche avec les politiciens et les grands industriels (à qui les chaînes appartiennent), etc.
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Après travailler et dormir, regarder la télé est la troisième activité des Occidentaux. En France, la population y passe en moyenne plus de trois heures par jour. Dans les foyers, le tube cathodique a remplacé la cheminée et occupe une place centrale autour de laquelle la vie s’organise. Non contents d’occuper l’espace domestique, les écrans ont envahi les espaces publics (aéroports, gares, postes, vitrines, places, boutiques...). Chez soi ou à l’extérieur, ces écrans isolent et enferment l’individu.
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La télévision est un flot incessant d’images, leur diffusion en continu est sa raison d’être. Cette idéologie de la communication place la représentation comme un impératif absolu. Ce qui ne peut pas être représenté n’existe pas. Pour exister il faut donc être « représentable », pouvoir se traduire en image, rentrer dans ces formats audiovisuels. Toute une part de la connaissance, des savoirs, de la réflexion, de l’abstraction, du raisonnement, du jugement disparaissent au profit de l’émotion, de l’épidermique, du réactif, de l’immédiateté, de la simplification... Tout est façonné pour être montré. On assiste à la spectacularisation du monde. Le téléspectateur veut tout voir, il exige d’avoir accès à une quantité astronomique de programmes qui lui confère une toute-puissance face au monde... depuis son fauteuil. Cette idéologie du « tout-voir » et de la transparence accompagne la société du contrôle généralisé
Extrait de l’edito de Offensive n°1 Parution : 2003-10-11